notre démarche d’upcycling chez Extramuros, ce n’est pas seulement la revalorisation des matériaux avec une valeur ajoutée esthétique, c’est aussi un projet culturel et écologique, celui de l’Objet Infini®
L’upcycling est un nouveau mot pour désigner le bon sens de nos ancêtres, remis à l’ordre du jour des tendances design : utiliser les matériaux de nos objets devenus obsolètes pour leur redonner une nouvelle vie, un nouvel usage, une nouvelle image en les transformant en de nouveaux objets.
C’est le principe qui sous-tend notre démarche, qui est celle d’Extramuros depuis sa création : pourquoi aller chercher du bois dans de lointaines forêts quand on en trouve sur les trottoirs de nos villes ?
Cela s’applique aux différentes matières premières que nous utilisons : le kevlar des voiles de bateaux, la toile de lin des anciens sacs postaux, les uniformes remisés, le parquet sportif d’anciens gymnases, les lattes en hêtre des sommiers jetés, les tourets à l’issue d’un chantier, les chutes de produits neufs sorties des circuits de production…
Toutefois, chez Extramuros, l’upcycling ce n’est pas seulement la revalorisation à valeur ajoutée esthétique des matériaux mis au rebut.
C’est aussi la conscience que les objets créés seront à leur tour, un jour, mis au rebut. Qu’il faut donc que les matériaux qui les constituent puissent être à nouveau transformés pour qu’en soit prolongé le cycle de vie. Cela implique d’utiliser des produits - les colles, vernis, peinture etc. - qui ne remettent pas en cause l’infinité de l’objet.
Pour nous, l’upcycling c’est donc bien plus qu’une mode ou une tendance, c’est un changement de regard sur la matière et sur les produits que nous consommons. Notre démarche, celle de L’Objet Infini®, est résolument un projet artistique, culturel et écologique.
Utiliser comme matières premières des matériaux mis au rebut ne suffit pas à caractériser un projet écologique. Les objets upcyclés ne doivent pas être plus polluants que le déchet qui sert de matière première, au risque d’un impact environnemental négatif.
En toute cohérence, la revalorisation doit, elle aussi, être respectueuse de l’environnement, tant sur les produits ajoutés que sur les procédés de récupération et fabrication.
Nous réinventons chez Extramuros les techniques traditionnelles et n’utilisons que des produits naturels ou écologiques. C’est le concept même d’Objets Infinis : penser qu’un jour nos créations seront à leur tour mises au rebut et pourront être transformées à nouveau pour prolonger le cycle de vie de la matière. Nos créations ne sont pas plus polluantes que la matière première qui les constitue.
Depuis sa création en 2008, l’entreprise Extramuros est conventionnée par l’Etat « entreprise d’insertion ».
Une entreprise d’insertion est une entreprise à part entière, soumise aux mêmes droit du travail et droit fiscal, à la même concurrence et aux mêmes exigences de performance qu’une entreprise classique. Elle s’en distingue par sa finalité : l’insertion sociale et professionnelle de personnes exclues du marché du travail.
Convaincue que l’exercice d’un travail digne est vecteur d’insertion dans la société et que nul n’est inemployable, Extramuros utilise l’espace de l’entreprise, avec ses obligations, ses droits et ses devoirs, ses impératifs de production et de qualité pour proposer à des personnes éloignées de l’emploi, peu ou pas qualifiées et pour beaucoup en situation de marginalisation ou d’exclusion, un emploi valorisant avec un statut de salarié (contrat à durée déterminée d’insertion de 24 mois).
Un accompagnement spécifique est mis en place pour accompagner les salariés en insertion à lever leurs freins à l’emploi (endettement, accès à la santé, aux droits, à n logement décent, formation professionnelle). Depuis sa création, 75% des salariés en insertion ont stabilisé de façon durable et autonome leur situation socioprofessionnelle à l’issue de leur parcours chez Extramuros.
Pour en savoir plus sur l’insertion :
Le site de l’UREI, l’Union régionale des entreprises d’insertion d’Ile de France :
Le site du CNEI, le Comité National des entreprises d’insertion :
En construction
Passionnés par l’histoire que raconte la matière qui a déjà servi et vécu, nous récupérons du bois, du métal, des matières souples pour les transformer en objets ou mobilier.
Notre démarche nous pousse, chaque fois que c’est possible, à récupérer la matière « à la source », là où elle est remisée ou mise au rebut.

La boucle de recyclage
Ainsi nous proposons aux entreprises de transformer leurs déchets ou matériaux de production remisés. C’est ainsi que la Poste nous a confié ces 50 tonnes d’anciens sacs de transport du courrier, en toile de lin solide et maquée par l’usage qu’en avait les postiers : points de reprise cousus au fil épais, rapiècement pour combler un trou, rappel de la procédure écrit au feutre… Aujourd’hui les articles de bagageries et accessoires conçus avec cette toile postale sont accessibles en ligne sur le site www.lapetitefabriquepostale.fr. La Poste nous confie aussi ses anciens casiers de tri que nous transformons en secrétaires ou bureaux d’appoint.
Nous revalorisons aussi les anciennes bâches publicitaires ou kakemonos pour fabriquer des petits objets responsables, ou goodies, que les entreprises distribuent à leurs clients, leurs salariés lors d’un salon, un congrès, l’inauguration d’un site. Découvrez-notre catalogue Chikethic, la gamme des objets en bâche revalorisées.
Avec les anciennes voiles du baron de Rothschild, nous fabriquons des accessoires haut de gamme conçus sur mesure pour la banque.
Ces exemples sont aux prémices d’une économie circulaire vertueuse, quand la boucle de recyclage des produits en fin de vie est assumée directement par les entreprises qui les ont utilisés.
Pour en savoir plus sur l’économie circulaire, consulter le site de l’institut qui lui est dédié :
http://www.institut-economie-circulaire.fr/
Les matériaux récupérés par Extramuros
Nous récupérons aussi des matériaux par nos propres filières.
C’est par exemple le cas des boîtes de transport d’œuvre d’art. Une œuvre d’art, quand elle prêtée d’un musée à un autre, lorsqu’elle passe d’une galerie à une exposition, elle est transportée dans une caisse en contre-plaqué fabriquée sur mesure. Cette caisse ne servira qu’une fois, elle ne fera pas même l’aller-retour – le risque est trop grand que la boite se soit fragilisée dans le transport. Nous récupérons ces boîtes auprès des musées, galeries ou transporteurs d’œuvres d’art et nous les transformons en table basse, en armoires murales, en bureaux, qui portent encore, si le client le désire, les marquages d’origine, les tampons des douanes, le cachet des escales.
Nous récupérons également les lattes de sommier d’un grand groupe hôtelier. Ces lattes sont en bois de hêtre ou de résineux, elles constituent une ressource précieuse et nous inspire une gamme de produits originaux : les porte-manteaux, les corbeilles à papier, des lampes de bureau.
A partir de parquet de chêne d’anciens immeubles haussmanniens en rénovation, nous avons développé la ligne Utopie : tables de réunion, bureaux, caissons à roulettes, consoles, table basse, dont les piétements sont réalisés en cornières métalliques récupérées de chutes d’atelier métal.
Dans un style plus sport, nous récupérons aussi du parquet de gymnase ou de salle de squash, quand ce n’est pas les plateaux en bois massif très dense des tables de ping-pong agréées pour la compétition…
Nous récupérons aussi pour l’atelier de menuiserie du bois de chantier (tourets, bois de coffrage, palettes), des portes et fenêtres en bois, des poutres de charpente, des chutes de menuiseries…

Et pour l’activité couture, nous récupérons de la toile de ballon dirigeable, des ailes de kite surf, des chutes neuves de marinières Armor Lux…
Nous sommes en permanence en recherche de nouveaux matériaux auxquelles donner une nouvelle vie et limiter ainsi le recours aux matières premières neuves.
Persuadés que les seules limites sont celles de l’imagination, Extramuros est un laboratoire d’innovation pour la création d’objets fonctionnels, à forte dimension esthétique, et responsables.
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« Je crois profondément en la revalorisation des objets mis au rebut, dès que je trouve des objets mis à la benne et pouvant être retravaillés, j’appelle Extramuros. Lorsque je montre aux manutentionnaires ce que crée Extramuros à partir de ces déchets, ils sont prêts à donner un coup de main, car ils voient que ce sont des objets de qualité et utiles.» Laurent Fajnholc, Responsable Sécurité des chantiers chez SICRA